5 bonnes raisons d’être bénévole pour le café

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Les évènements et championnats dans le milieu du café de spécialité sont des incontournables qui créent une superbe vitrine pour le secteur, augmentent l’excellence dans la tasse et promeuvent les valeurs du café de spécialité.

Organiser ce genre d’évènements nationaux et internationaux n’est pas une chose évidente, derrière cette machine se trouvent des hommes et des femmes passionnés, dévoués et très très bien cadencés.

Ce ne sont ni des entreprises, ni de grandes multinationales,… ce sont des associations qui cherchent constamment des sponsors pour pouvoir reconduire les rencontres année après année…

C’est donc par souci de « toujours mieux faire » qu’elles doivent recourir constamment aux bénévoles, ces demi-dieux qui, juste par leur passion et l’envie de partager, huile la machine à la perfection.

Etre bénévole, ce n’est pas travailler pour que dalle… c’est mettre une pierre à l’édifice du café de spécialité en France. Et pour celles et ceux qui hésiteraient encore à faire don de leur temps au nom du café,…

 

Voici 5 autres bonnes raisons d’être bénévole :

 

1° On est dans la place!

L’air de rien, lorsque vous êtes bénévole, vous faites tout de suite partie de l’organisation, vous êtes un membre de la team et ça, c’est cool! Il y a les spectateurs qui sont dans la place, et vous, qui êtes de l’autre côté de la scène. Vivre le show en 360° … de l’intérieur et de près, c’est une chose très rare.

 

2° On se « check » dans la main

Et un, deux, trois « check my friend »… Et oui, vous avez plein de nouveaux amis! Les bénévoles, les candidats, les organisateurs, les fournisseurs … tout le monde se salue car tout le monde est dans le même bateau… Et bien sûr, on s’échange sans modération nos contacts, qu’on pourra ressortir à l’occasion.

 

3° On découvre les secrets des coulisses

Faire partie d’une organisation c’est comme visiter une pièce secrète dans un château… Avoir le privilège de voir les rouages de l’évènement… les préparations en amont, les répétitions des candidats, le track de certains, l’émotion dans les coulisses, l’adrenaline,… que des choses qu’on ne verra pas sur le devant de la scène. Avis aux curieux 😉

 

4° On touche des champions du bout des doigts

Ils sont là, c’est la crème de la crème… Ces champions qui ont tant à nous apprendre sont là, à côté de nous! Hors de question de les déranger sur scène, mais souvent très amicaux en coulisse, … De quoi nous émoustiller et nous inspirer pour toute une vie.

 

5° On frime avec notre expérience

A la tombé du rideau, on est fier d’avoir participé à la magie d’une telle organisation… On est fatigué, mais on se sent poussé des ailes… Le bénévolat est une expérience très enrichissante et on aime bien en parler, surtout sur le CV !

A ce propos, on a demandé à un ex-bénévole des Championnats de France 2016 organisé par la SCA France, Fabien Roguet, voici ce qu’il pense de son expérience:

 

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C- Qui es-tu Fabien? 

FB- Je m’appelle Fabien Roguet, je suis barista, torréfacteur, propriétaire d’un coffee-truck à Annecy qui s’appelle Le panier à café. Je viens à la base du milieu professionnel de l’horlogerie et il y a deux ans, j’ai décidé de tout plaquer pour suivre ma passion, le café.

C- Comment as-tu décidé d’être bénévole?

FB- A l’époque je voulais sentir le secteur et avoir des informations sur le milieu. Tout d’abord rencontrer les acteurs comme les baristas, les torréfacteurs et échanger autour de leur parcours pour savoir quel chemin prendre. Je voulais aussi échanger avec des fournisseurs pour commencer au plus tôt à développer mon propre projet.

C- Quels bénéfices as-tu tirés de cette expérience?

FB- L’avantage majeur de mon expérience dans le bénévolat a été cette concentration d’informations obtenues et de personnes que j’ai rencontrées en seulement quelques jours. Il m’aurait fallu beaucoup plus de temps et d’énergie pour les (a)voir un par un… Dans cette collaboration avec l’association, je me suis beaucoup investi en tant que bénévole, mais j’ai aussi reçu beaucoup en échange.

C- Et avec du recul?

FB- Je me dis qu’il était nécessaire à l’époque de me conforter dans l’idée de mon projet. Cette expérience m’a fait gagné du temps et de l’assurance.

Merci et bonne route à toi Fabien!

 

 

 

 

St Valentin: faire un coeur facile (avec les moyens du bord ;)

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A tout ceux qui se demandent comment épater sa moitié à la Saint Valentin (valable pour un autre jour, pour les « anti-st-valentin » 😉 … voici comment lui offrir un bon café avec un coeur dessus sans avoir forcément tous les outils de baristas à la maison:

Vous avez besoin de:

Café (espresso ou filtre)

Lait (entier si possible) 

Tasse à café  …

Un pichet à lait (ou un contenant avec un bec, voire un gobelet en carton en créant un bec 😉

Jusque là tout le monde devra avoir ça à la maison…

 

Essaie n°1: avec une machine à café et une buse à vapeur (ex: Krups, magimix,etc..)

> Remplir la tasse de café jusqu’au tier

> Faire mousser le lait :

Prendre du lait froid, maxi 4°, verser dans un pichet,

Plonger la buse juste sur la surface du lait, un peu inclinée et non parallèle à la paroi. On doit entendre le psshh de la vapeur, jusqu’à ce qu’au toucher du pichet, on sente le lait tiédir.

Plonger ensuite la tête de la buse entièrement sous la surface du lait  (pas profond) et continuer jusqu’à ce que les doigts sentent le « très chaud » (à ce stade, le lait ne doit ni bouillir, ni sentir au nez le lait chaud). Arrêter.

3-Tourbillonner le pichet pour bien homogénéiser le lait avec la mousse.

4-La tasse de café dans une main, le lait dans l’autre, verser le lait jusqu’à la moitié en prenant de la hauteur (afin de plonger le lait en dessous du café), s’arrêter.

4-Verser le reste du lait en touchant le bord de la tasse, bec au 1/3 du rebord.

5-Un cercle blanc commence à se former, lorsque vous arrivez vers la hauteur max, donner de la hauteur au pichet puis tracer un trait vers l’avant tout en continuant à verser un filet de lait.

 

Essaie n°2: avec une cafetière à piston

Maintenant que nous savons comment manipuler le pichet, voici une technique pour faire une bonne mousse de lait sans lance-vapeur… mais avec une cafetière à piston!

Pour cela, il vous suffit de faire chauffer le lait à 60-65° max (très chaud mais pas bouillant). Versez le dans la cafetière à piston, mettez le piston en place et descendre/remonter sans cesse jusqu’à obtenir un lait mousseux.

Versez le lait dans le pichet et continuer comme le n°1 .

 

Essaie n°3: avec une bouteille

OK, si on n’a pas non de cafetière à piston,… ce n’est pas grave, prenons un bocal vide ou une bouteille, ….

Versez le lait chaud au tier de la bouteille, laissez de la place à la mousse et secouez!

Shake, shake, shake,…

Commencez l’opération jusqu’à obtenir la quantité souhaité. Les bulles seront plus grosses, mais on arrive quand même à un résultat 😉

 

 

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Essaie n°4: en trichant un peu… 😉

Le coeur n’a pas marché? Pas de problème, on a d’autres solutions!

Prenez une feuille et préparer un calque « coeur ». Versez du cacao avec le calque,… et le tour est joué!

Vous pouvez aussi faire des dessins avec du topping ou des sauces chocolats, caramels maison 🙂

Love

Ces petites choses qui font avancer le café de spécialité

Café grainBaristas, torréfacteurs, producteurs ou juste coffee lovers… on est tous, avant tout, des consommateurs qui aiment et qui croient en l’avenir du café de spécialité.

La qualité que nous pouvons déguster dans chaque tasse de café de spécialité est ce qui rend ce produit si désirable à nos yeux, mais aussi ce qui nous enferme dans un milieu pas tout à fait accessible à tous.

Alors, on a bien envie de partager cette tasse avec tout le monde, aller jusqu’à militer pour « du bon café », mais ce n’est pas si facile car plusieurs facteurs entrent en jeu comme; les habitudes de consommations et cela implique la méthode de préparation (machine automatique, cafetière filtre, etc…), le goût (noir, fort, sucré,… ) et aussi, le prix.

Certes, il ne s’agit pas de faire boire à tout le monde du Geisha à 40 euros le paquet, mais d’élever le seuil qualitatif de ce qu’on appelle « le bon café ».

Si aujourd’hui les consommateurs sont capables de distinguer un mauvais vin d’un bon vin sans être oenologue, nous avons toutes les chances d’arriver à la même exigence de consommation pour le café.

Et cela ne se produira pas d’un coup de baguette magique, mais par la volonté de chacun à s’investir sur le sujet. C’est pourquoi, nous avons résumé ce qu’il nous parait essentiel pour faire avancer le navire un peu plus vite :

° Parler café

Parler, discuter, avancer,… Pas seulement entre nous, connaisseurs de café, mais aussi avec les consommateurs de café qui sont en dehors de ce cercle. Il faut éviter de consacrer tous les échanges à la perfection en tasse car cela pourrait empêcher les nouveaux consommateurs d’adhérer, pensant que nous sommes des « geeks » ou des « hipsters »… Il faut aller à la rencontre des nouveaux buveurs de café de spécialité, ne pas attendre seulement qu’ils viennent à vous, mais aller vers eux.

° Etre ouvert

Une chose est sûre, personne n’a envie de se faire juger par son comportement, encore moins par ses goûts… Ecouter les arguments de ce buveur de café amer au sucre, demander pourquoi il le boit ainsi … Bref, installer un dialogue d’égal à égal est important pour élargir l’horizon des goûts.

° Faire goûter

Tous les coffee shops devraient prévoir des « frais de dégustation » dans ses charges mensuelles… Faire goûter est le moyen le plus efficace pour adhérer un buveur qui ne reviendra plus à son café industriel après avoir testé ce bon café.

Autre possibilité… offrir du café! Pour Noël, aux grandes occasions ou lorsqu’on est invité pour un repas,… ça change du bouquet de fleur et en plus c’est trop la classe de ramener son beau paquet de café d’un micro-lot fraichement torréfié 😉

° Innover

Car il est peu probable que du jour au lendemain, les consommateurs jettent leur machines à capsules (qui prépare un café en 30 secondes) contre, au mieux (et au moins cher): une bouilloire, un moulin et une cafetière filtre manuels…

Il faut sans cesse trouver des nouvelles solutions et des nouveaux outils pour amener au plus grand nombre ce café de spécialité si exigent (de par ses paramètres de température, mouture, infusion, etc…) et à ce stade, il n’y a pas de « petites » innovations … Le café ne peut pas être embouteillé comme le vin pour exister dans les ménages, il faudra donc innover pour diminuer les coûts et simplifier la préparation du café, tout en protégeant la qualité du café et celles et ceux qui le produisent.

 

Et pour réussir ce beau challenge, il faut impérativement continuer à échanger, transmettre les savoirs et surtout éviter de rester hermétique face aux nouveaux consommateurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et si on finissait le repas de Noël avec un VRAI bon café…?

Paquet de café

 

Le café c’est comme le chocolat… parfois on a envie d’une bonne tablette de vache mauve sans grand intérêt, mais qui fait l’affaire…. et parfois, on a juste envie de cette bouchée au croquant et praliné acheté chez ce fameux chocolatier. Vous qui avez l’habitude d’offrir des boîtes de chocolats à Noël, pourquoi ne pas essayer d’offrir aussi du bon café cette année? Cette période de l’année est l’occasion idéale pour découvrir (et faire découvrir) les bons crus …

Et pour cela, il est fortement conseillé de vous rendre dans une boutique de café ou chez un torréfacteur… Pourquoi?

 

Pour le goût

C’est l’essentiel. On mange ce qui est bon et cela vaut aussi pour le café. Pourquoi boire un café qui n’est pas bon? C’est tellement triste de boire un café juste parce qu’il contient de la caféine ou parce que ça fait digérer… Le café n’est pas un médicament, c’est un breuvage.

Alors changeons nos habitudes et essayons de boire du bon café. Celui, qui comme le vin, a des spécificités, des notes arômatiques… Pas celui qu’on doit sucrer pour boire.

 

Pour la fraîcheur

Si vous vous rendez chez un torréfacteur, vous saurez une chose que vous ne saurez jamais en grande distribution… la date de torréfaction.

Eh oui, cette date est très importante car elle vous permet de savoir quand est-ce que le café a été torréfié et donc s’il est frais.

Sachez qu’un bon café torréfié avec soin et dont l’objectif est de faire révéler ces arômes (pas le café industriel qui est cramé et donc amer), doit être consommé dans les 2 mois qui suivent la torréfaction car au-delà, il commence à perdre en goût.

 

Pour apprendre à le préparer

Acheter son café en boutique c’est l’occasion pour poser des questions sur le café et sur les méthodes de préparation. Un conseiller pourra vous guider selon vos envies, votre palais, vos contraintes domestiques… Bref, en boutique vous aurez la chance de discuter du café comme vous avez l’habitude de le faire avec un sommelier qui vous parlera de cépage, d’arômes, de conservations, etc…

 

Parce que c’est Noël!

Eh oui, c’est Noël! Imaginez-vous manger tous les bons petits plats, ces mets si raffinés et finir le repas de Noël avec du mauvais café?

Le café est ce qui clôture le repas, ce qui reste à la fin en bouche… le dernier souvenir gustatif du repas…

Alors, soyez curieux, soyez gourmand,… Buvez et offrez du bon café cette année.

🙂

From Dubai with Love…

FROM dUBAI WITH LOVE

 

Depuis l’annonce de l’organisateur WCE ( World Coffee Events) qui a déclaré que Dubai allait accueillir les prochains Championnats de Café en 2018 dans les catégories Cezve/Ibrik, Brewer’s, Roasting et Cup Tasters, rien ne va plus…

 

Voilà des semaines que la SCA (Spécialty Coffee Association) et la WCE essaient de trouver un compromis suite aux réactions de leurs membres et de la communauté qui craignent pour leurs sécurités si les championnats venaient à se dérouler à Dubai, émirat arabe qui depuis des années, accumulent les affaires en matière de protection des droits de l’Homme.

Dubai, riche empire où les habitants ont l’habitude de vivre bien, mais cachés, est le sujet d’une crise sans précédent au sein des organisateurs des championnats mondiaux.

Comment assurer la sécurité des participants, juges et candidats dans un pays hôte où se côtoient censure et discrimination… ?

A Dubai, l’orientation sexuelle des participants est en soi une raison suffisante pour faire une petite visite en prison… Alors la communauté LGBT n’ a pas attendu de pleurer une victime pour alarmer les organisateurs quant au choix de Dubai.

 

Les fesses entre deux chaises…

Le dilemme; ne froisser personne. Ni les membres participants, ni le pays partenaire… Choix cornélien pour la SCA et le WCE qui ont déclaré qu’ils condamnaient tout acte d’harcèlement et de violence envers une personne pour des raisons, de race, de couleur voire d’orientation sexuelle… et qu’ils suspendaient provisoirement la décision de Dubai, le temps de discussions et de débats en comité de crise.

« Suspendre » n’est pas « annuler ». C’est ce que reprochent, pendant ce temps, le site d’actualité Sprudge à la SCA en pointant du doigt l’incohérence du choix de Dubai face à leur principe de respect d’autrui.

 

Pas vu, pas pris

On peut lire un bon nombre de cas d’arrestations dans les journaux; d’un couple lesbien qui s’embrassait sur la plage à un couple trans-genre qui faisait juste du shopping, bref… le danger est réel.

Alors, pour savoir davantage sur le quotidien des habitants, nous avons fait un petit sondage parmi nos amis expat’ qui vivent à Dubaï et aux Emirats Arabes Unis et dont les pages Facebook regorgent de photos de soirées prisent dans les énormes tours de l’Emirat où coule l’alcool à flot:

« Pas vu, pas pris » voilà la devise des habitants des Emirats. « Politiquement, on ne peut pas dire qu’ils sont gayfriendly, la liberté se pratique derrière les portes closes. D’ailleurs, les personnes hétérosexuelles non plus, n’ont pas le droit de s’embrasser en public » nous confient-ils.

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Légende: dubaiification.com

 

Que faire?

Respecter les moeurs d’une culture et ses pratiques en public est une chose que chaque voyageur sait faire. Enlever les chaussures en rentrant dans une mosquée, rester silencieux lors d’une cérémonie religieuse… c’est chose facile. Mais demander aux participants de ne plus être soi-même… c’est un peu plus délicat.

D’un autre côté, il faut aussi savoir que ce n’est pas la première fois que Dubaï accueille un championnat mondial. L’Emirat a déjà accueilli divers championnats mondiaux comme pour le tennis, le golf et même de le body building... sans incident majeur.

La SCA et le WCE n’ont pas encore annoncé leur décision par rapport à l’attribution définitive de Dubai comme hôte, car ils continuent d’étudier et d’entendre les représentants et les partenaires.

Nous devinons bien sûr l’enjeu économique qui doit y avoir derrière ce genre d’organisation mondiale et souhaitons de tout coeur qu’ils trouveront rapidement une solution qui, quelle qu’elle soit, marquera un tournant dans la vie de l’association SCA.

Stay tuned!

 

 

 

 

 

 

Ce que vous avez raté pendant les vacances…

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Rien.

Enfin presque rien… A tous les coffee shops qui ont tenté de communiquer avec les coffee-lovers cet été;  je vous ai bien vus ramer sur les réseaux sociaux… 😉

Tenter de mettre en avant le coldbrew au lieu des espressos lors des épisodes de canicule ou encore de sortir le cactus, la pastèque ou le flamant rose sur vos belles photos…

L’été… cette période un peu étrange où on met entre parenthèses tout ce qu’on fait, nos vies et parfois nos passions… D’accord, mais pas au point de ne plus boire du café tout de même… ??

L’été… cette saison où on a soif, tout le temps… Où la seule chose qui nous passe par la tête c’est de plonger tout notre corps dans l’eau et flotter sans pesanteur toute la journée… On veut boire frais et avec pleeiiin de glaçons… alors le café bien serré de la région du Minas Gerais du Brésil peut bien attendre…

L’été… ce moment où on part en vacances en se disant « c’est bon quoi, j’suis pas accro, je ne vais pas non plus commencer à mettre dans ma valise toute la panoplie (cafés en grains, moulin manuel, v60,…) pour une semaine de vacances »… Et qu’arrivé sur place, on se trouve à faire la queue chez Starbucks parce que c’est mieux que de boire un café lyophilisé…

Tout le monde a droit à des vacances et du repos… Cafeination.com aussi, c’est absenté pour se ressourcer… Mais on a tout de même gardé un oeil sur le monde du café et voici quelques évènements qu’il ne fallait pas rater cet été:

 

°°APRIL°°

Le torréfacteur danois Patrick Rolf, de APRIL s’est coupé les cheveux… Non, non, je déconne, ce n’est pas une nouvelle sérieuse ça! (même si on se demande si ça ne va pas avoir une incidence sur son chiffre d’affaires ;)… Non, la nouvelle c’est qu’il a lancé un nouveau packaging 100% recyclable!! E N F I N!

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Avis à tous les torréfacteurs en France 🙂

 

°°Champ AEROPRESS°°

Les qualifications régionales des championnats d’AEROPRESS organisées par le Réseau des Baristas de France qui se sont déroulés pendant des semaines dans 10 coffee shops différents de l’hexagone se sont achevées. Réservez votre train pour la finale nationale qui aura lieu à LYON, le 17 septembre au Away Hostel & Coffee shop

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°°CLR CFF°°

Vous avez évité un article sur notre site à propos du produit dont tout le monde parle… Le CLEAR COFFEE. Cet été nous avons testé cette boisson stylée et très sexy… Un cold brew transparent comme de l’eau et qui a comme argument de marketing « un café qui ne tâche pas les dents »… wooooouh. Et en ce qui concerne le goût… vous verrez vous-même si vous avez 6 euros à perdre…

 

°°Café, bon pour la santé°°

Les médias aussi, se sont un peu reposés cet été… En manque d’infos sérieuses, voici les journaux qui ont publié en boucle les résultats de cette « étude » qui prouve que ceux qui boivent du café vivent plus longtemps que ceux qui ne boivent pas… 😉

Le parisienLe Figaro20 minutes – etc… etc…

 

>> Donc, comme je vous le disais en début d’article… cet été, personne n’a rien raté 😉

Sauf peut-être les coffee shops parisiens qui sont partis en vacances et qui se sont fait piqués les clients par le Terminator des brunchs; le Holybelly²

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Allez! Une bonne rentrée à tous… Et que la caféine soit avec vous!

 

Direct Trade: une aventure humaine, de la ferme à la tasse

 

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Nous avons rencontré Dajo Aertssen, barista chez Coffee Makers à Lille, qui revient tout juste du Brésil après un long séjour de 9 mois. Là-bas,  il a rencontré Deneval, ce producteur de café passionné depuis des générations et qui a permis d’offrir le premier café « Direct Trade » aux amateurs de cafés lillois… Voici le récit de son aventure humaine.

Bonjour et bienvenue en France Dajo! Pour ceux qui ne te connaissent pas, peux-tu te présenter?

Je m’appelle Dajo Aertssen, je suis belge, j’ai une formation de professeur d’EPS et petit à petit, je me suis passionné pour le café et j’ai donc changé de métier. Quand j’avais 12 ans, j’ai failli faire une école dans la restauration, j’adorais la cuisine, mais mes parents voulaient que je fasse d’abord des études « sérieuses ». Donc, aujourd’hui, on peut dire que je retourne un peu vers ce qui me passionne depuis le début.

J’ai découvert le monde du café il y a 5 ans en Australie où je travaillais dans un café « classique », et c’est seulement en arrivant chez Coffee Makers à Lille que j’ai vraiment découvert le café de spécialité. J’y ai travaillé 1 an et demi avant de partir à l’aventure au Brésil.

Et comment as-tu décidé de partir au Brésil? Avais-tu déjà en tête un projet de Direct Trade?

Ma copine Coralie avait la possibilité de travailler un an à l’étranger et dès le début, je me suis dit qu’on pourrait partir ensemble et choisir un pays qui produit du café. On a vite choisi le Brésil par rapport à ses possibilités et aussi, car elle ne voulait pas partir en Indonésie ou en Ethiopie… donc le choix était fait, c’était le Brésil. Nous avons cherché ensuite les villes les plus proches des plantations de café et c’est comme ça, que nous sommes arrivés à Vitoria  la capitale d’Espirito Santo  qui est un état de la taille de la Belgique et qui se situe à côté de Minas Gerais, de la taille de la France et qui produit près de 75% du café arabica.

Une fois là-bas, comment as-tu toqué aux portes des fermes?

Je savais qu’on allait partir à Vitoria et j’avais déjà commencé à gouter en France tous les cafés provenant de la région d’Espirito Santo. J’en avais trouvé que deux; un de l ‘Arbre à Café et un de Square Miles.  Le café était vraiment bon. J’avais le nom du producteur, mais sur internet, je ne trouvais rien!

Une fois sur place, ma copine a mis une annonce sur Facebook pour nous trouver un appartement. On a eu une centaine de personnes qui nous ont répondu… Ils étaient tous ravis qu’on soit là, ils nous invitaient chez eux, etc… Au début, on s’est dit que c’était des arnaques, mais non, ils étaient, tout simplement, très accueillants!

Ensuite par un pur hasard, une fille nous a contactés et nous a mis en relation avec un ami, André, qui avait hérité d’une partie d’une plantation. Lui, était avocat, il n’y connaissait rien, mais était intrigué par le monde du café de spécialité et donc il était en train de voyager dans l’Etat pour en apprendre davantage.  Et comme, il trouvait mon projet intéressant et que j’étais, en plus, un barista avec des relations, il m’a proposé que l’on voyage ensemble…

 

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André et Dajo

 

A partir de là, on a commencé à faire des petits voyages les weekends et à visiter des fermes. Quand je l’ai rencontré, André venait de trouver un producteur qui avait encore des cerises de café à récolter et était enchanté à l’idée de nous rencontrer… c’était LA ferme du café que j’avais goûté en France! La ferme de Deneval !

Encore plus étonnant, ces producteurs ne savaient pas que leur café était vendu à Londres. Alors, quand je leur ai montré le paquet de Square Miles, ils étaient à deux doigts de pleurer!

Et ensuite? Tu es resté là-bas?

Avec André, on a continué à visiter d’autres fermes les weekends, mais on ne s’y est pas attardés car on avait trouvé Deneval, qui était un super contact.  J’y suis donc allés plusieurs fois et pour plus longtemps.

Mais qu’est-ce que tu faisais toute la journée à la ferme?

Je faisais vraiment de tout, c’était très divers… J‘ai appris tout le processus de production du café et j’ai aussi participé au travail manuel dans les champs. Malheureusement, on n’était plus en période de récolte alors, j’ai mis le fertilisant, enlevé les mauvaises herbes,  etc… tout ce travail pas très sexy, mais qui fait partie du processus.

Je les accompagnais aussi dans les évènements, les ateliers, la visite d’autres fermes, des salons, etc… On échangeait nos connaissances. Je leur apprenais à faire des cafés filtres, je montrais les paramètres pour préparer un bon café ou comment utiliser une balance,… tout ça, c’était nouveau pour eux.

Ensuite, je cuisinais pas mal aussi, avec les femmes. Il y a une vraie séparation entre la femme au foyer et les hommes dans les champs. Sauf, bien sûr, en période de récolte où elles sont aussi dans les champs pour la cueillette.

Par ailleurs, j’ai aussi essayé de revaloriser les fruits et légumes qu’ils possédaient et dont ils ne se préoccupaient pas.

 

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As-tu pu récolter les fruits de ton travail?

Je suis arrivé en période hors récolte, mais j’ai eu de la chance vers la fin de mon séjour car les cerises sont arrivées avec un mois d’avance. J’ai donc pu avoir le temps de vivre une récolte.

Et c’est une bonne chose d’avoir de l’avance sur une récolte?

Pour moi, oui, mais pour Deneval c’était autre chose. Au niveau de la qualité ça ne change rien. Par contre, ils n’étaient pas préparés à ça… Ils étaient en plein dans les travaux pour monter une nouvelle structure, un lieu de torréfaction et de dégustation. Ils ont perdu pas mal de cerises, qui étaient prêtes à être récoltées, mais qu’ils ne pouvaient pas, faute d’organisation.

Ne pouvaient-ils pas embaucher une main-d’oeuvre pour ramasser ces cerises?

C’est très difficile car avec un café standard, on peut cueillir toutes les cerises, mûres et pas mûres, sur la branche. Mais avec un café de spécialité, il faut faire une cueillette sélective. Il est très difficile de trouver des personnes qui veulent bien faire du sélectif ( ne prendre que les cerises mûres) car cette méthode est très récente dans la région… ou alors, il faut les payer très très chers.

En récolte standard, on obtient entre 5 et 15 volumes, alors qu’en sélectif, on en récolte à peine 2 volumes par jour et par personne. On ne peut donc pas les payer en volume, mais en forfait jour. Et pour finir, même le forfait jour n’est pas une bonne solution car les gens ne sont pas bien formés à la sélection et donc la qualité n’est pas au rendez-vous. C’est donc Deneval et sa famille qui font habituellement la récolte sélective.

Peux-tu nous en dire plus sur la famille de Deneval?

Deneval fait partie de la 4ème génération de producteurs de café, c’est son arrière-arrière-grand-père qui a commencé dans la même vallée. Petit à petit, il les a distribué à ses enfants et petits-enfants. Aujourd’hui, il y a une vingtaine de familles sur ces terres. Deneval, lui-même a 3 fils et une fille. Ils travaillent tous aux champs et ont des responsabilités différentes. Il y a Rosival, l’ainé, qui avait quitté le foyer et ne voulait pas suivre les traces de son père, mais qui est revenu, entendant qu’il y avait du business à faire avec le café de spécialité! Il est maintenant torréfacteur, dégustateur et commercial. Il y a Douglas, qui travaille dans la production avec Deneval, une vraie machine! Junior, le plus jeune, qui aide aussi dans les champs. Et la fille Valzilene qui aide sa mère et récolte les cerises.

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Dajo avec Deneval et son épouse

 

Comment ils-t’ont accueilli?

Dès le début, ils étaient super accueillants. Je ne parlais pas le portugais et eux, ils ne parlaient aucun mot d’anglais… Je dormais dans la chambre d’un des fils dans une maison super simple entre quatre murs et très bien aérée, à moitié ouverte.

Quand est-ce que les relations sont devenues commerciales?

Un jour, Deneval m’a dit « Aujourd’hui, on a des personnes de la France qui viennent nous visiter »… C’était Felipe Croce des FAF Coffees et Antoine Netien de Coutume Café et c’est à ce moment que je me suis dit que je pourrais aussi acheter directement chez mon producteur pour Coffee Makers.

Tu avais donc ton premier café Direct Trade entre tes mains…

Oui, mais il y a différents types de Direct Trade… Pour moi c’est « Savoir tout ce qu’il se passe à la ferme, s’approcher au plus près du produit brut et le communiquer au client ». C’est aussi, avoir un projet sur le long terme avec un producteur. Ne pas dire « ah cette année son café est moins bon, je ne vais pas l’acheter… » Il faut s’engager. Et cela, se reflète tôt ou tard dans la qualité.

Et plus encore que la qualité en tasse, ce qui est important pour moi, ce sont les conditions de vie et le respect de la nature. Pendant des années, la culture mondiale de café n’ a pas pris soin de l’environnement. Je trouve donc qu’il est aujourd’hui essentiel de soutenir les producteurs qui plantent des arbres, diminuent l’usage de pesticides, trient les déchets, économisent l’eau, … 

 

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La famille goûte pour la première fois leur café torréfié par Coffee Makers

 

Il faut aussi savoir qu’il y a beaucoup de personnes qui cherchent du bon café, c’est donc un moyen de sécuriser son marché et avoir une relation de confiance. Et pour cela, il faut trouver un très bon producteur, qui soit passionné, avec un potentiel et une vision globale.

Et les inconvénients?

Il faut s’engager, investir beaucoup de temps et cela engage des frais.  Et pour continuer à avoir de la qualité, il faut payer mieux que le prix du marché, plus de deux fois son prix.

Pour vous faire une idée, le prix du marché de café standard était de 450 BRL le sac de 60kg l’année dernière et Deneval avait obtenu 650 BRL pour son café de spécialité. Mais sachant que le coût de production d’un café de spécialité est beaucoup plus élevé, même ce prix n’est pas un prix viable et durable. Il faut au moins 850 BRL, voire 1000 BRL pour investir et faire tourner la ferme. Et c’est ce dernier montant que nous nous sommes engagé à leur reverser cette année.

Qu’est-ce qui t’a le plus étonné durant cette aventure?

Tout d’abord, tout ce travail! On n’a aucune idée de tout ce qu’il faut faire pour obtenir un bon café de spécialité. La cueillette qui est sélective, le temps de séchage qui est plus long, les sacs de transport « spécial café vert » qui sont plus chers,… Sans parler du fait qu’il faut encore trouver les fameux acheteurs de cafés de spécialité, qu’il faut payer des experts Q-grader pour noter le grain, négocier et finir par être payé avec un différé de 3-4 mois… c’est beaucoup de travail.

Ensuite, la deuxième chose qui m’a le plus frappé, c’est la religion. Dans cette partie rurale, tous les habitants sont croyants. Il y a Dieu et le diable, sans presque rien au milieu… Quand je leur ai dit que j’étais athée, ils m’ont tout de même accueilli sans aucune réserve car ils disaient que c’était Dieu qui m’avait amené chez eux.

Et maintenant? Quels sont tes projets?

En ce moment, je suis en train de préparer un nouveau projet à Lille. Et prochainement, j’aimerais beaucoup faire un projet similaire en Afrique.

Mon objectif étant de continuer de rapprocher le plus possible les producteurs et les consommateurs en leur faisant prendre conscience de tout le travail fourni en amont.

MERCI pour ce témoignage Dajo!

 

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Budapest coffee tour 

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La semaine dernière s’est déroulé la World of coffee à Budapest  : salon qui réunissait tous les acteurs du café (importateurs, torréfacteurs, …) et où se sont déroulés les championnats mondiaux du café dans la catégorie; Latte art, Brewers Cups, Coffee in good Spirit, Cup Tasters et Cezve/Ibrik et on y était!

Malheureusement, aucun Français n’a pu monter sur le podium, même s’ils ont tous assurés! Un gros bravo à Mikaël Portannier (CIGS), Mikaël Humbert (Latte Art), Connor Bramley (Brewers) et Sébastien Maurer (cup tasters)… 

Le niveau était très très haut cette année et ne cesse d’augmenter chaque année… On a des cafés de plus en plus fins, des accessoires de plus en plus au top et de techniques des plus innovantes… Rien qu’en latte art, voyez comment le niveau a évolué en 5 ans:

Gagnante Latte Art 2012: Victoria Kashirtseva

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crédit scae.es

 

 

Gagnant Latte Art 2017: Arnon Thitiprasert

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crédit: sprudgelive

 

Pffrt, brrt, psht,…

Mis à part le championnat, le salon aussi était très animés. Lorsque vous rentriez dans la salle d’expo, vous entendiez un bruit assez étrange, comme un fond sonore rythmé,… beaucoup de bla bla, mais aussi beaucoup de cuppings à la cuillère… pffft, pssht, ffrt,…

Alors qu’on a l’habitude de guetter et de faire la queue pour cupper aux expos, à Budapest on pouvait s’en donner à coeur joie car on en trouvait à tous les stands et surtout dans cet étrange chambre… la CUPPING ROOM….

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Un sorte de manège à café où on fait la chenille l’un derrière l’autre pour tous plonger nos cuillères dans les mêmes tasses et goûter 40 cafés différents sur 5 tables! Un vrai plaisir, surtout quand, comme dans les buffets des grands hôtels, on se retrouve avec le gars derrière qui vous pousse un peu de l’épaule, l’air de dire « bouge, j’ai envie de goûter le suivant »…

 

Un peu de bénévolat

IMG_6326Aller à Budapest pour applaudir les champions, boire deux, trois bières dans des « Ruin Bars«  (bar improvisé dans un immeuble abandonné) c’est bien, mais en profiter pour faire un peu de bénévolat et un coffee tour des coffee shop hongrois, c’est mieux… 😉

On vous parle souvent de volontariat dans le milieu du café ( -> Les 5 bonnes raisons d’être bénévole pour le café) et on y croit! « Notre photo, reporter, journaliste, éditrice, rédactrice en chef, aka moi-même, a profité du salon pour prendre un « shift » au stand de l’Espresso Bar.

Super bien organisé, il m’a suffit de faire un tour sur le site de l’organisateur, de regarder la liste des « shift », c’est-à-dire des créneaux de volontariat et de cocher la case, avec comme seule assurance pour eux, ma bonne foie. Et bien ça a marché, j’étais donc volontaire pour un shift de 13h à 17h en tant que barista à l’Espresso Bar!

Encore une très bonne expérience où le temps passe trop vite. Plein de rencontres, de baristas du monde entier derrière ce comptoir où selon le niveau, on est tantôt « lead barista » et tantôt « lead barista assistant »…  J’ai donc eu l’occasion d’apprendre deux, trois astuces, mais aussi de transmettre à mon tour à d’autres… A refaire!

 

Un pt’ Coffee Tour

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Bon, ce n’est pas très juste d’utiliser le mot « Budapest coffee tour » parce que j’avoue que je ne les ai pas tous fait … Budapest est une ville magnifique qui se divise en deux grandes parties par le fleuve de la Danube, à gauche Buda et à droite Pest. Je n’ai pas eu le temps de traverser à Buda, on va donc dire que c’est un coffee tour de Pest 😉

Plus d’une trentaine de coffee shops pour cette petite ville de 2 millions d’habitants (Paris 110 coffee shops pour 11 millions), on peut donc dire que le café de spécialité y est bien installé.

Tout d’abord au niveau du design, on trouve des formats de shop assez intéressants. La ville est dotée d’une architecture très impressionnante avec des grands immeubles ornés, et sculptés sous le courant d’Art nouveau et cela donne beaucoup de charme à certains.

On peut voir des petits shops bien discrets comme chez Double Shot, de belles devantures comme chez Espresso Embassy ou Budapest Baristas, le Warm Cup, qui partage le hall d’entrée avec un vieux cinéma en plein centre ou encore des coffee shops installés dans des cours intérieurs d’immeubles comme à Fekete ou Kontakt.

 

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Warm cup
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Kontakt
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Double shot
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Fekete
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Espresso Embassy
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Budapest Baristas

 

En ce qui concerne la carte des boissons, on trouve pas mal de torréfacteurs locaux et notamment beaucoup de Casino Mocca. J’ai beaucoup vu de Coffee Collective et ils n’hésitent pas à étoffer leur carte avec des boissons fraiches à base de café (Nitro, cold brew tonic, cold brew orange/ginger,…)

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Filtre chez Kontakt
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Casino Mocca et trophées chez Espresso Embassy
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Cold Brew orange/ gingembre chez Double shot
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Filtre Coffee collective chez Espresso Embassy

 

Je ne dirai pas que j’ai gouté de très bonnes extractions ou infusions dans tous les shops sans exception, mais une chose est sûr, la communauté de coffee lovers est très présente et elle évolue à une vitesse folle.

De plus,  la ville est magnifique et il y a des vols charters très très abordables… alors n’hésitez pas à aller y faire un tour pour le week end!

 

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Avolatte !

Nombreux sont les tentatives de créations ou de pairing avec le café, pourtant, on était loin de pouvoir imaginer celle-ci… La terre entière parle en ce moment de cette nouvelle tendance/délire l’AVOLATTE!

Oui, vous l’avez bien compris, l’espèce humaine a créé un café latte servi dans une coquille d’avocat! Etonnante, mais vrai, cette nouvelle lubie nous viendrait tout droit de l’Australie, le berceau des coffee shops.

Tout commence un jour où un barista de chez Truman Café à Melbourne se réveille un matin et il se dit  » pourquoi ne pas combiner ses deux obsessions de Melbourne? » en postant son premier Avolatte sur instagram.

Dégout ou admiration de la part des followers… peu importe, l’idée se propage dans tous les réseaux sociaux et prend de l’ampleur jour après jour… youtubeurs, coffee shops, tous, tentent cette expérience un peu bizarre…

 

Au vue de la recette, l’avocat n’apporte rien au goût du café car la coquille ne sert que de support au latte… Si au moins, il s’agissait d’un milkshake « écrasé d’avocat-café-lait » qu’on verserait dans sa coquille initiale, un peu comme un oeuf mimosa,… ça prendrait plus de sens…

C’est drôle une fois, mais quand même… qui osera le vendre dans son coffee shop ?

😉

 

 

Quand Acaia compte les grains pour vous…

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Orion Bean Counter . Acaia

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Acaia Pearl™
Vous avez peut-être vu passer ce nouveau produit de la marque Acaia, connu en France pour sa balance de précision Lunar™ ou Pearl™, il s’agit de la nouvelle Orion Bean Counter d’Acaia. 

A la première lecture du nom de ce bel objet, on peut se demander à quoi servirait de « compter » les grains de café à part à assouvir notre curiosité… et bien sachez qu’il n’en est rien, car c’est bien une balance qui pèse en gramme et non en grain.

Voici donc Orion:

Un aspect élégant et sobre, un design épuré que la marque à modelé en collaboration avec Khristian Bombeck de Saint Anthony Industries, … un vrai bijou.

Pas encore en vente et présenté pour la première fois à la Global Specialty Coffee Expo 2017 à Seattle, cet accessoire est ni plus ni moins qu’un doseur de grain. Grâce à la précision de la balance et de la technologie Acaia, vous pouvez obtenir en quelques secondes et au gramme près, le poids désiré de café. Et cela pour la modique (et approximative) somme de… 800 euros.

Est-ce que je dois me jeter dessus et l’acheter avant tout le monde?

Ca dépend. Si vous êtes un amateur de café de spécialité maison, non. L’investissement n’en vaut pas la chandelle,… continuer à retirer vos grains excédents à la cuillère 😉

Un gérant de coffee shop? Mmm… pourquoi pas? Si la rapidité est importante pour vous et que vous envoyez énormément de méthodes douces en plein rush … Et oui, Orion aura certainement sa place sur votre comptoir car vous réduirez considérablement le temps de préparation. De plus, si vous avez l’habitude de faire des cuppings réguliers, ce doseur peut être d’une grande aide pour doser ces 18 bols de nouveaux cafés à tester…

Vous êtes torréfacteur? Là, ça commence à devenir intéressant… Fini la pelle à café, bonjour Orion! Très pratique pour doser précisément et rapidement (20gr/5secondes) chaque paquet de café. Le doseur Acaia propose aussi deux options de trémies: 400gr et 2kg. On peut cependant regretter de ne pas avoir une option « pince-sac » pour tenir le paquet afin d’éviter le versement manuel des doses de grains, du bac vers le sachet… Encore un accessoire qu’il va falloir inventer plus tard pour plus de gain de temps 😉

Vous l’aurez compris, avec ce nouveau produit Acaia joue cette fois davantage sur le plan de la rapidité, que de la précision, alors à vos chrono et bon calcul de rentabilité!