5 bonnes raisons d’être bénévole pour le café

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Les évènements et championnats dans le milieu du café de spécialité sont des incontournables qui créent une superbe vitrine pour le secteur, augmentent l’excellence dans la tasse et promeuvent les valeurs du café de spécialité.

Organiser ce genre d’évènements nationaux et internationaux n’est pas une chose évidente, derrière cette machine se trouvent des hommes et des femmes passionnés, dévoués et très très bien cadencés.

Ce ne sont ni des entreprises, ni de grandes multinationales,… ce sont des associations qui cherchent constamment des sponsors pour pouvoir reconduire les rencontres année après année…

C’est donc par souci de « toujours mieux faire » qu’elles doivent recourir constamment aux bénévoles, ces demi-dieux qui, juste par leur passion et l’envie de partager, huile la machine à la perfection.

Etre bénévole, ce n’est pas travailler pour que dalle… c’est mettre une pierre à l’édifice du café de spécialité en France. Et pour celles et ceux qui hésiteraient encore à faire don de leur temps au nom du café,…

 

Voici 5 autres bonnes raisons d’être bénévole :

 

1° On est dans la place!

L’air de rien, lorsque vous êtes bénévole, vous faites tout de suite partie de l’organisation, vous êtes un membre de la team et ça, c’est cool! Il y a les spectateurs qui sont dans la place, et vous, qui êtes de l’autre côté de la scène. Vivre le show en 360° … de l’intérieur et de près, c’est une chose très rare.

 

2° On se « check » dans la main

Et un, deux, trois « check my friend »… Et oui, vous avez plein de nouveaux amis! Les bénévoles, les candidats, les organisateurs, les fournisseurs … tout le monde se salue car tout le monde est dans le même bateau… Et bien sûr, on s’échange sans modération nos contacts, qu’on pourra ressortir à l’occasion.

 

3° On découvre les secrets des coulisses

Faire partie d’une organisation c’est comme visiter une pièce secrète dans un château… Avoir le privilège de voir les rouages de l’évènement… les préparations en amont, les répétitions des candidats, le track de certains, l’émotion dans les coulisses, l’adrenaline,… que des choses qu’on ne verra pas sur le devant de la scène. Avis aux curieux 😉

 

4° On touche des champions du bout des doigts

Ils sont là, c’est la crème de la crème… Ces champions qui ont tant à nous apprendre sont là, à côté de nous! Hors de question de les déranger sur scène, mais souvent très amicaux en coulisse, … De quoi nous émoustiller et nous inspirer pour toute une vie.

 

5° On frime avec notre expérience

A la tombé du rideau, on est fier d’avoir participé à la magie d’une telle organisation… On est fatigué, mais on se sent poussé des ailes… Le bénévolat est une expérience très enrichissante et on aime bien en parler, surtout sur le CV !

A ce propos, on a demandé à un ex-bénévole des Championnats de France 2016 organisé par la SCA France, Fabien Roguet, voici ce qu’il pense de son expérience:

 

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C- Qui es-tu Fabien? 

FB- Je m’appelle Fabien Roguet, je suis barista, torréfacteur, propriétaire d’un coffee-truck à Annecy qui s’appelle Le panier à café. Je viens à la base du milieu professionnel de l’horlogerie et il y a deux ans, j’ai décidé de tout plaquer pour suivre ma passion, le café.

C- Comment as-tu décidé d’être bénévole?

FB- A l’époque je voulais sentir le secteur et avoir des informations sur le milieu. Tout d’abord rencontrer les acteurs comme les baristas, les torréfacteurs et échanger autour de leur parcours pour savoir quel chemin prendre. Je voulais aussi échanger avec des fournisseurs pour commencer au plus tôt à développer mon propre projet.

C- Quels bénéfices as-tu tirés de cette expérience?

FB- L’avantage majeur de mon expérience dans le bénévolat a été cette concentration d’informations obtenues et de personnes que j’ai rencontrées en seulement quelques jours. Il m’aurait fallu beaucoup plus de temps et d’énergie pour les (a)voir un par un… Dans cette collaboration avec l’association, je me suis beaucoup investi en tant que bénévole, mais j’ai aussi reçu beaucoup en échange.

C- Et avec du recul?

FB- Je me dis qu’il était nécessaire à l’époque de me conforter dans l’idée de mon projet. Cette expérience m’a fait gagné du temps et de l’assurance.

Merci et bonne route à toi Fabien!

 

 

 

 

St Valentin: faire un coeur facile (avec les moyens du bord ;)

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A tout ceux qui se demandent comment épater sa moitié à la Saint Valentin (valable pour un autre jour, pour les « anti-st-valentin » 😉 … voici comment lui offrir un bon café avec un coeur dessus sans avoir forcément tous les outils de baristas à la maison:

Vous avez besoin de:

Café (espresso ou filtre)

Lait (entier si possible) 

Tasse à café  …

Un pichet à lait (ou un contenant avec un bec, voire un gobelet en carton en créant un bec 😉

Jusque là tout le monde devra avoir ça à la maison…

 

Essaie n°1: avec une machine à café et une buse à vapeur (ex: Krups, magimix,etc..)

> Remplir la tasse de café jusqu’au tier

> Faire mousser le lait :

Prendre du lait froid, maxi 4°, verser dans un pichet,

Plonger la buse juste sur la surface du lait, un peu inclinée et non parallèle à la paroi. On doit entendre le psshh de la vapeur, jusqu’à ce qu’au toucher du pichet, on sente le lait tiédir.

Plonger ensuite la tête de la buse entièrement sous la surface du lait  (pas profond) et continuer jusqu’à ce que les doigts sentent le « très chaud » (à ce stade, le lait ne doit ni bouillir, ni sentir au nez le lait chaud). Arrêter.

3-Tourbillonner le pichet pour bien homogénéiser le lait avec la mousse.

4-La tasse de café dans une main, le lait dans l’autre, verser le lait jusqu’à la moitié en prenant de la hauteur (afin de plonger le lait en dessous du café), s’arrêter.

4-Verser le reste du lait en touchant le bord de la tasse, bec au 1/3 du rebord.

5-Un cercle blanc commence à se former, lorsque vous arrivez vers la hauteur max, donner de la hauteur au pichet puis tracer un trait vers l’avant tout en continuant à verser un filet de lait.

 

Essaie n°2: avec une cafetière à piston

Maintenant que nous savons comment manipuler le pichet, voici une technique pour faire une bonne mousse de lait sans lance-vapeur… mais avec une cafetière à piston!

Pour cela, il vous suffit de faire chauffer le lait à 60-65° max (très chaud mais pas bouillant). Versez le dans la cafetière à piston, mettez le piston en place et descendre/remonter sans cesse jusqu’à obtenir un lait mousseux.

Versez le lait dans le pichet et continuer comme le n°1 .

 

Essaie n°3: avec une bouteille

OK, si on n’a pas non de cafetière à piston,… ce n’est pas grave, prenons un bocal vide ou une bouteille, ….

Versez le lait chaud au tier de la bouteille, laissez de la place à la mousse et secouez!

Shake, shake, shake,…

Commencez l’opération jusqu’à obtenir la quantité souhaité. Les bulles seront plus grosses, mais on arrive quand même à un résultat 😉

 

 

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Essaie n°4: en trichant un peu… 😉

Le coeur n’a pas marché? Pas de problème, on a d’autres solutions!

Prenez une feuille et préparer un calque « coeur ». Versez du cacao avec le calque,… et le tour est joué!

Vous pouvez aussi faire des dessins avec du topping ou des sauces chocolats, caramels maison 🙂

Love

Ces petites choses qui font avancer le café de spécialité

Café grainBaristas, torréfacteurs, producteurs ou juste coffee lovers… on est tous, avant tout, des consommateurs qui aiment et qui croient en l’avenir du café de spécialité.

La qualité que nous pouvons déguster dans chaque tasse de café de spécialité est ce qui rend ce produit si désirable à nos yeux, mais aussi ce qui nous enferme dans un milieu pas tout à fait accessible à tous.

Alors, on a bien envie de partager cette tasse avec tout le monde, aller jusqu’à militer pour « du bon café », mais ce n’est pas si facile car plusieurs facteurs entrent en jeu comme; les habitudes de consommations et cela implique la méthode de préparation (machine automatique, cafetière filtre, etc…), le goût (noir, fort, sucré,… ) et aussi, le prix.

Certes, il ne s’agit pas de faire boire à tout le monde du Geisha à 40 euros le paquet, mais d’élever le seuil qualitatif de ce qu’on appelle « le bon café ».

Si aujourd’hui les consommateurs sont capables de distinguer un mauvais vin d’un bon vin sans être oenologue, nous avons toutes les chances d’arriver à la même exigence de consommation pour le café.

Et cela ne se produira pas d’un coup de baguette magique, mais par la volonté de chacun à s’investir sur le sujet. C’est pourquoi, nous avons résumé ce qu’il nous parait essentiel pour faire avancer le navire un peu plus vite :

° Parler café

Parler, discuter, avancer,… Pas seulement entre nous, connaisseurs de café, mais aussi avec les consommateurs de café qui sont en dehors de ce cercle. Il faut éviter de consacrer tous les échanges à la perfection en tasse car cela pourrait empêcher les nouveaux consommateurs d’adhérer, pensant que nous sommes des « geeks » ou des « hipsters »… Il faut aller à la rencontre des nouveaux buveurs de café de spécialité, ne pas attendre seulement qu’ils viennent à vous, mais aller vers eux.

° Etre ouvert

Une chose est sûre, personne n’a envie de se faire juger par son comportement, encore moins par ses goûts… Ecouter les arguments de ce buveur de café amer au sucre, demander pourquoi il le boit ainsi … Bref, installer un dialogue d’égal à égal est important pour élargir l’horizon des goûts.

° Faire goûter

Tous les coffee shops devraient prévoir des « frais de dégustation » dans ses charges mensuelles… Faire goûter est le moyen le plus efficace pour adhérer un buveur qui ne reviendra plus à son café industriel après avoir testé ce bon café.

Autre possibilité… offrir du café! Pour Noël, aux grandes occasions ou lorsqu’on est invité pour un repas,… ça change du bouquet de fleur et en plus c’est trop la classe de ramener son beau paquet de café d’un micro-lot fraichement torréfié 😉

° Innover

Car il est peu probable que du jour au lendemain, les consommateurs jettent leur machines à capsules (qui prépare un café en 30 secondes) contre, au mieux (et au moins cher): une bouilloire, un moulin et une cafetière filtre manuels…

Il faut sans cesse trouver des nouvelles solutions et des nouveaux outils pour amener au plus grand nombre ce café de spécialité si exigent (de par ses paramètres de température, mouture, infusion, etc…) et à ce stade, il n’y a pas de « petites » innovations … Le café ne peut pas être embouteillé comme le vin pour exister dans les ménages, il faudra donc innover pour diminuer les coûts et simplifier la préparation du café, tout en protégeant la qualité du café et celles et ceux qui le produisent.

 

Et pour réussir ce beau challenge, il faut impérativement continuer à échanger, transmettre les savoirs et surtout éviter de rester hermétique face aux nouveaux consommateurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce que vous avez raté pendant les vacances…

ETE 2017

Rien.

Enfin presque rien… A tous les coffee shops qui ont tenté de communiquer avec les coffee-lovers cet été;  je vous ai bien vus ramer sur les réseaux sociaux… 😉

Tenter de mettre en avant le coldbrew au lieu des espressos lors des épisodes de canicule ou encore de sortir le cactus, la pastèque ou le flamant rose sur vos belles photos…

L’été… cette période un peu étrange où on met entre parenthèses tout ce qu’on fait, nos vies et parfois nos passions… D’accord, mais pas au point de ne plus boire du café tout de même… ??

L’été… cette saison où on a soif, tout le temps… Où la seule chose qui nous passe par la tête c’est de plonger tout notre corps dans l’eau et flotter sans pesanteur toute la journée… On veut boire frais et avec pleeiiin de glaçons… alors le café bien serré de la région du Minas Gerais du Brésil peut bien attendre…

L’été… ce moment où on part en vacances en se disant « c’est bon quoi, j’suis pas accro, je ne vais pas non plus commencer à mettre dans ma valise toute la panoplie (cafés en grains, moulin manuel, v60,…) pour une semaine de vacances »… Et qu’arrivé sur place, on se trouve à faire la queue chez Starbucks parce que c’est mieux que de boire un café lyophilisé…

Tout le monde a droit à des vacances et du repos… Cafeination.com aussi, c’est absenté pour se ressourcer… Mais on a tout de même gardé un oeil sur le monde du café et voici quelques évènements qu’il ne fallait pas rater cet été:

 

°°APRIL°°

Le torréfacteur danois Patrick Rolf, de APRIL s’est coupé les cheveux… Non, non, je déconne, ce n’est pas une nouvelle sérieuse ça! (même si on se demande si ça ne va pas avoir une incidence sur son chiffre d’affaires ;)… Non, la nouvelle c’est qu’il a lancé un nouveau packaging 100% recyclable!! E N F I N!

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Avis à tous les torréfacteurs en France 🙂

 

°°Champ AEROPRESS°°

Les qualifications régionales des championnats d’AEROPRESS organisées par le Réseau des Baristas de France qui se sont déroulés pendant des semaines dans 10 coffee shops différents de l’hexagone se sont achevées. Réservez votre train pour la finale nationale qui aura lieu à LYON, le 17 septembre au Away Hostel & Coffee shop

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°°CLR CFF°°

Vous avez évité un article sur notre site à propos du produit dont tout le monde parle… Le CLEAR COFFEE. Cet été nous avons testé cette boisson stylée et très sexy… Un cold brew transparent comme de l’eau et qui a comme argument de marketing « un café qui ne tâche pas les dents »… wooooouh. Et en ce qui concerne le goût… vous verrez vous-même si vous avez 6 euros à perdre…

 

°°Café, bon pour la santé°°

Les médias aussi, se sont un peu reposés cet été… En manque d’infos sérieuses, voici les journaux qui ont publié en boucle les résultats de cette « étude » qui prouve que ceux qui boivent du café vivent plus longtemps que ceux qui ne boivent pas… 😉

Le parisienLe Figaro20 minutes – etc… etc…

 

>> Donc, comme je vous le disais en début d’article… cet été, personne n’a rien raté 😉

Sauf peut-être les coffee shops parisiens qui sont partis en vacances et qui se sont fait piqués les clients par le Terminator des brunchs; le Holybelly²

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Allez! Une bonne rentrée à tous… Et que la caféine soit avec vous!

 

Le café turc… vilain petit canard?

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Nous sommes de plus en plus curieux face à ce café qui se prépare avec un cezve (prononcé djezvé) ou un ibrik et cela, surtout depuis qu’il représente une des catégories des championnats mondiaux de café.

Selon les régions, il existe plusieurs façons et astuces de préparer cette boisson orientale. Et tout comme avec la cafetière italienne, on n’est pas encore à l’aise avec la méthode de « surcuisson » de ce café pour la raison qu’elle a tendance à étouffer les arômes du bon grain fraîchement torréfié…

Néanmoins, on retrouve lors des championnats de cezve/ibrik les mêmes leviers et paramètres que les méthodes que l’on connait déjà.. température, temps, eau, variété de café, …  Et oui, il est possible de goûter de très très bonne chose, malgré un degré très poussé de cuisson.

Convaincre les consommateurs de café à passer au bon café de spécialité n’est pas chose facile et c’est aujourd’hui le quotidien des baristas . Avec le café turc dans le monde du « Specialty coffee » c’est le même combat … Peut-être est-il temps d’avoir l’ouverture d’esprit nécessaire pour embrasser enfin cette méthode encore peu connu en France.

Pour les novices, voici quelques astuces et bonnes pratiques utilisées par les baristas pour un « café turc de spécialité » :

 

L’ibrik/cezve

Le cuivre est la matière la plus utilisée parmi les ibrik. Non pas à cause d’un phénomène de mode, mais tout simplement parce qu’elle diffuse mieux et d’une façon plus homogène la chaleur.

Le feu

Pour pouvoir contrôler le temps de cuisson, il faut avoir une température qu’on puisse maitriser. Le temps de préparation du café turc qui arrive presque à ébullition (+- 94°), ne dépasse pas généralement les 2:30 min car la mouture est très fine comme la farine, il faut donc éviter l’amertume. Le gaz est une bonne source de chaleur pour cette méthode.

Le ratio

Le Turcs vous diront une cuillère de café par tasse… quelles tasses? quelles cuillères? hahaha pas de panique… 😉 On estime qu’un bon ratio se situe aux environs d’ 1/8 et 1/9.

L’eau

Tcafe turc__4060out comme les autres méthodes, il vous faudra utiliser une bonne eau. Pour nous amuser, nous avons fait le test suivant: un café éthiopien moulu fin ( Dumerso, Ethiopie) complexe et floral, et deux eaux différentes: la Mont Roucous et la Volvic.

On avait parié sur le Mont Roucous pour garder une acidité et contre-balancer l’amertume qu’aurait pu développer la haute température, mais ça a été tout le contraire… Volvic a réussi haut la main avec un équilibre très étonnant, alors que l’eau de la Mont Roucous avait comme défaut une astringence très présente… En tous cas, cela montre au moins qu’avec cette méthode, l’eau peut aussi sublimer ou pas un bon café.

Concernant la température de l’eau, tout comme la méthode du moka, il est préférable de commencer avec un eau préalablement chauffé (à 60° par exemple) pour réduire le temps de cuisson.

La méthode

En règle général, deux écoles s’affrontent sur le sujet: ceux qui touillent et ceux qui ne touillent pas! Cela dit, mettre le café après l’eau sans la touiller et la laisser fondre et dissoudre doucement la mouture permet, effectivement, une mousse plus onctueuse.

Le service

Lorsque le café monte et arrive à ébullition, c’est l’heure de servir. En une fois pour certains, en deux temps pour d’autres qui remettent la moitié du café au feu pour refaire monter la mousse une deuxième fois ( au risque de frôler la surcuisson).

Le café turc est donc un café servi très chaud. Un temps de repos est conseillé avant la dégustation. Et pour un café parfait, n’oubliez pas de laisser un espace pour poser la lèvre au buvant de la tasse pour ne pas se brûler.

Maintenant que vous connaissez les bases, vous n’avez plus d’excuse pour vous y mettre… Alors? Quand est-ce qu’on se fait un championnat de France?

😉

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour sur les championnats de France de Café 2017

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Les championnats de France du café se sont déroulés du 21 au 24 janvier dernier et on peut dire qu’on a eu plein de surprises…

La SCA France a choisi l’expo des professionnels de la restauration le Sirha qui a eu lieu à Lyon pour faire disputer les candidats sur les 3 catégories Barista, Latte Art et Coffee in Good Spirit.

Championnat de Barista

Première surprise au Championnat de Barista, Charlotte Malaval est disqualifiée avant même de pouvoir commencer. En effet la SCA France nous annonce qu’elle aurait été juge aux championnat de Russie ce qui, on se doute bien, peut créer un conflit d’intérêt pour l’ex-championne favori des championnats de France lors des rencontres internationaux. On n’ose à peine imaginer la déception de la candidate et des ses fans et c’est bien dommage.

On relance donc les dès, le malheur des uns fait le bonheur des autres,… ajouté à cela l’abandon d’un candidat Mehmet Sogan pour des raisons professionnelles, ils ne sont plus que quatre candidats pour se disputer le podium.

Marco De Sousa Rosa (maxicoffee)/ Fanny Pardes (L’arbre à café) / Leigh Rose (Les 4uatre coins)/ Massimo Santoro (Barista Bartender Solutions)

En final, Leigh Rose, pleine d’énergie n’a pas réussi à atteindre le podium.  Massimo Santoro (3ème), nouveau formateur chez BBS s’est bien défendu (et a fait craquer au passage quelques filles avec son accent italien…). Fanny Pardes (2ème), qui participait aussi pour la première fois, a bien su mettre en avant les pratiques chères à L’Arbre à café comme la biodynamie. Marco De Sousa Rosa (1er) quant à lui a pu assurer sa première place avec une performance cadencée, claire et visuelle, la griffe de maxicoffee.

Championnat Latte Art

Néora Schwartz (Robi’s&Co)/ Mikaël Humbert (Verde Nero)/ Renaud Poiroux (Spicer&Cole, Bristol)/ Rudy Dupuy/ Brice Robin (Passager)/Krzysztof Bielecki

Première participation pour Néora Schwartz et Krzysztof Bielecki. Concernant les autres candidats, on les avait déjà vu sur scène pratiquant leur art: cinquième participation pour Rudy Dupuy (et deux titres de champion), deuxième participation pour Mikaël Humbert, Brice Robin et le vice-champion 2016, Renaud Poiroux qui retente sa chance.

En final, Renaud Poiroux fait une bonne prestation, mais manque un peu de précision, Brice Robin (3ème) épate avec un design dinosaure, Rudy Dupuy (2ème) avoue avoir passé beaucoup de temps sur l’île à rêver de la Marianne (qu’il a très joliment effectué en tasse) et moins à s’entrainer et Mikaël Humbert (1er) fait un come back renversant avec la maitrise qui lui manquait en 2016 et rafle la coupe en or.

Championnat Coffee in Good Spirit

3 participants assurés d’être sur le podium:  Jérémy Collin/ Yoann Bride/Mikaël Portannier(Café Lomi)

Jérémy Collin (3ème) toujours en kilt, a proposé d’intéressantes préparations en faisant même un parallèle avec les cocktails et le cinéma.  Yoann Bride (2ème) a misé sur des préparations régionales mettant à l’honneur ces deux régions d’origine, le Poitou-Charente et la Franche-Comté. Et Mikaël Portannier (1er) fidèle à lui-même, l’ex-champion du Coffee in Good Spirit a su proposer, encore une fois, une performance bien préparée et surtout très fluide.

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Le championnat avait tout l’air d’une grande cette année dans cet énorme espace Eurexpo. Une organisation de la SCA France bien ficelée, sans temps mort et beaucoup d’animations. Sans oublier un live bien improvisé par le Réseau des Baristas de France qui a permis aux absents de pouvoir suivre en direct les championnats.

On remarquera tout de même qu’il n’y a pas eu beaucoup de candidats cette année; 6 en Barista, 7 en Latte Art et 3 en Coffee in good Spirit. Si vous êtes passionnés et avez un peu de temps à consacrer… pourquoi ne pas être candidat en 2018?

Y a quelqu’un…?

 

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Attrape moi si tu peux… voilà un peu ce à quoi ressemble la scène des ressources humaines du marché du café de spécialité en France aujourd’hui.

Certes, le côté humain est très difficile à mesurer … Ce qu’on peut déjà dire , c’est qu’il ne s’agit pas d’un marché « classique » au sens RH.

 

Où diffuser/chercher les annonces?

Malheureusement, on ne peut pas espérer utiliser les voies classiques de la recherche d’emploi pour un barista… Pourquoi?

Car aujourd’hui quand on recherche sur des plateformes d’emploi classiques comme régionjob, indeed, linked in, etc… on ne trouve pas forcément ce qu’on cherche…

Quand on tape « barista », on tombe souvent sur des annonces de « barman », de « serveur » et pire, d’équipier polyvalent chez Mc Do.

Et quand on tape « café », c’est encore plus désespérant… on tombe sur des annonce de geek IT, de développeur back end/front end, … car dans l’annonce « le café est à volonté… »

Alors, c’est le bouche à oreille, deux trois sites internet qui relaient les annonces, mais surtout c’est la communauté sur les réseaux sociaux qui semblent avoir l’écho nécessaire pour diffuser les annonces pour le moment.

 

L’inégalité régionale

Dans le café de spécialité, il y a Paris, et le reste…

Même si de grandes villes comme Lyon et Bordeaux commencent à grandir sur la scène des coffee shops, il semblerait qu’il y ait, tout de même, un énorme déséquilibre entre l’offre et la demande.

Tandis qu’à Paris on ne trouve pas de baristas pour les nouveaux coffee shops qui ouvrent, dans les autres villes les baristas ne trouvent pas de shops où travailler…

De plus, aujourd’hui la plupart des passionnés qui se forment au métier de barista en France portent en eux un projet d’ouverture de coffee shop. D’où une situation du « chat qui se mort la queue »…

Si tous les baristas qui se forment au métier ouvrent un coffee shop, comment vont-ils trouver des baristas à embaucher (et surtout dans leur région) ?

 

Combien sommes nous?

On connait quelques centaines d’abonnés à la SCA France, on pourrait aussi voir du côté des associations pour avoir une idée du nombre de baristas en France (actif ou non)… Bref, plus sérieusement, il faut certainement qu’on ait tous, plus de visibilité sur le marché du travail des baristas, mais aussi qu’on commence à parler de la question de la formation, de la transmission des savoirs et du management dans les coffee shops de l’hexagone.

Alors n’hésitez pas à ouvrir les débats, ici ou ailleurs 😉

 

 

 

 

 

Cold brew : je t’aime, moi non plus…

 

img_0847Voilà quelques années déjà que le café de spécialité essaie de se faire une place parmi les enthousiastes de café et ça commence doucement à rentrer dans les habitudes et cela, surtout à Paris et dans les grandes villes,… Alors si on plus, on doit faire accepter du café froid, … les choses se compliquent davantage.

Le cold brew c’est une infusion de café à froid et il faut dire que de part notre culture, nous ne sommes pas habitués à boire du café froid, alors que d’autres cultures comme les grecques par exemple, ont déjà ça dans leur culture.

Comment on le prépare?

Il existe plusieurs façons de fabriquer un café froid, mais il ne faut pas confondre un café froid et un cold brew ;

  • Avec de l’eau chaude qu’on verse sur du café moulu assez finement et qu’on laisse refroidir ou verse sur des glaçons, dans ce cas on l’appellera un café froid.
  • Avec de l’eau froide: et une mouture plus grossière, soit en versant la totalité de l’eau fraiche en laissant infuser, soit en méthode drip, goute-à-goute et cela entre 12 et 24h et qu’on appelle un cold brew
  • Dans les deux cas il faudra filtrer l’infusion avant de servir.

La méthode avec l’eau chaude est plus rapide à réaliser, mais il faudra la boire aussitôt car sinon, la boisson devient vite amer. En ce qui concerne la méthode à l’eau froide, elle dure plus longtemps à fabriquer,mais le café garde mieux les arômes et l’acidité et il peut se conserver jusqu’à un mois au frais.

Le cold brew en France

Pas mal de Coffee shops proposent aujourd’hui leurs recettes de cold brew servi au verre ou en bouteille. Mais il faut dire qu’on en consomme plus quand il fait chaud! Alors, c’est vrai que cette boisson est aussi un peu dépendante de la météo…

Autre problématique qui revient souvent avec cette boisson, c’est qu’il n’y a ni sucre, ni lait dans ce breuvage… et ça, les buveurs s’en étonnent un peu. C’est ce que nous a aussi raconté Marc Lefèvre, jeune entrepreneur lillois, qui a créé sa propre marque de cold brew; le Ch’coldbrew de Black Coffee. Il nous parle de son expérience:

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Cafeination: Bonjour Marc, qui es-tu?

Marc Lefèvre: Je suis originaire de Reims, j’ai fait une formation dans le domaine de la communication, donc j’ai un peu travaillé dans la com, un peu dans l’associatif sportif aussi et puis je suis tombé dans la café totalement par hasard, il y a deux ans maintenant, et ça m’a donné envie de prolonger mon aventure dans le café de spécialité. Donc j’ai fait une reconversion totale.

C:  Comment es-tu venus à faire du cold brew?

M.L. : Ca vient de mon cocktail signature que j’ai fait à la Caféothèque, là où je prenais mes formations. Et au moment de l’examen final, on avait une petite épreuve de cocktail-mixologie et je m’étais amusé à faire un café froid en aeropress, ça m’avait bien plu, surtout au niveau gustatif et c’est comme ça que j’ai découvert le café froid et décidé d’en faire.

C: Alors qu’est-ce qu’il se passe entre le moment où tu décides de produire du cold brew et la réalisation du projet?

M.L. : J’étais un peu pris au dépourvu car il n’y avait pas grand monde qui faisait du café infusé à froid et proposé en bouteille. Lorsque j’ai contacté les services d’hygiènes par exemple, ils ne savaient pas trop comment me guider pour les choses à mettre en place… Une production artisanale n’est pas bien compliquée, il faut surtout être sûr de la qualité de son produit. La difficulté majeure, c’est que c’est un produit tout nouveau qu’on va proposer, donc ça n’a pas été simple, … le tout a été de le prendre étape par étape. Je dois encore faire beaucoup de choses pour améliorer ma démarche et mon produit.

C: Ton client c’est qui?

M.L. : Mon client c’est avant tout les professionnels de la restauration qui verraient un intérêt à avoir un produit qualitatif et nouveau qui apporterait de la créativité en cuisine et en cocktailerie. Je leur propose surtout du concentré et je travail avec eux pour essayer d’apporter les notes aromatiques qu’ils souhaitent mettre en relief. C’est eux qui m’ont fait prendre conscience que le produit pouvait avoir un intérêt pratique et gustatif en cocktailerie, cuisine ou pâtisserie .

« Le seul café froid que la plupart des gens connaissent est celui qu’ils ont laissé reposer sur un coin de table et qu’ils ont oublié parce qu’il fallait habiller les gamins »

C: Qu’elle est la première réaction des gens quand ils goutent ton produit?

M.L. Ils sont surpris par le côté très désaltérant du cold brew, par ce côté très équilibré et doux. Ils n’ont pas vraiment de référence par rapport au café froid. Le seul café froid que la plupart des gens connaissent est celui qu’ils ont laissé reposer sur un coin de table et qu’ils ont oublié parce qu’il fallait habiller les gamins. Et heureusement, ils savent faire la différence entre ce café-là et le cold brew.

C: Parle-nous un peu de ta marque…

M.L. : Alors le nom de la marque c’est Black Coffee, pourquoi? Parce que pour moi le café d’origine c’est celui qu’on boit sans lait, sans sucre et je voulais mettre ça en avant. Le produit en lui-même c’est un Ch’coldbrew, avec un clin d’oeil au Ch’ti et le côté artisanal et local produit dans le Nord.

C: Je vois qu’il y a plusieurs variétés de café?

M.L. : Oui, la difficulté c’est de trouver des cafés qui s’expriment bien en infusion à froid. On va avoir un Sidama Naturel et bio de chez Esperanza Café, sur des notes de fruits rouges , on a également un Yirgacheffe de chez Viva Sara.  Et dernièrement un Honduras d’Amérique latine pour compléter la gamme avec des notes cacaotées. Tous sont proposés en concentré ou en prêt à consommer. J’ai aussi un projet de cold brew très local aromatisé à la chicorée agrémenté de cassonade et de lait. C’est une idée que j’avais déjà en tête et que des restaurateurs comme Florent Ladeyn fondateur et chef du restaurant Bloempot, m’ont parlé : l’idée étant d’avoir un café 100% local grâce à la chicorée. 

C: Alors, où est-ce qu’on peut trouver tes cold brew?

M.L. : Sur le site internet et dans les épiceries fines prochainement et aussi dans les bars à cocktail de Lille qui l’utilisent dans leurs recettes.

Merci pour ton témoignage Marc et bon courage 😉

 

Pour en savoir plus:

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